S’il y a une chose que j’ai apprise à faire avec le temps, c’est bien à célébrer mes petites et mes grandes victoires. Au début de ma carrière, cela m’aurait paru complètement saugrenu de danser devant mon miroir dès que je signais un contrat ou que j’atteignais un objectif. Je traitais mes succès comme des banalités, sur le ton « Je voulais le faire. Je l’ai fait. Next ! » Jusqu’au jour où je me suis retrouvée face à une cliente qui a m’a renvoyé un effet miroir et que me suis entendue lui dire : « à partir de maintenant, vous avez l’obligation de fêter chacun de vos succès. » Et elle l’a fait !

De mon côté, j’étais désormais obligée d’appliquer mes bons conseils : j’ai commencé par oser un « YES ! » tonitruant en raccrochant avec un nouveau client, puis j’ai assumé le « Tu es une championne ! » devant la glace avant de me permettre de fêter certains de mes succès pendant mes déjeuners de copines ou mes dîners avec mon mari. Dans notre culture judéo-chrétienne, ces petites célébrations peuvent être perçues comme un manque d’humilité ou, pire encore, comme la réponse à un besoin narcissique. Je pense a contrario qu’il est nécessaire d’être fier de soi quand on s’est donné du mal pour arriver quelque part.

En prenant quelques instants pour se retourner et faire le point sur le chemin parcouru, on prend conscience de sa progression et on se donne de l’énergie pour continuer à avancer. L’air de rien, ces petits rituels m’aident pour ma part à visualiser les étapes franchies et à me sentir plus assumée, plus ancrée dans la réalité de mon métier. Depuis, j’aime partager avec mes clients cette idée que chaque marche montée est un succès qu’il faut officialiser pour mieux le conscientiser. En matérialisant les étapes par un moment particulier, nous pouvons mieux intégrer les efforts réalisés, ce qui nous permet de les mémoriser et nous aide à progresser encore plus.

A chacun ensuite de choisir sa façon de fêter ses réussites, et avec qui. Mais selon moi, il ne fait aucun doute qu’en partageant ses moments de fierté professionnels avec ses proches, on célèbre aussi la culture de l’effort et de la progression, et que cela rejaillit positivement sur son entourage professionnel, ses amis et sa famille. Et je laisse le mot de la fin à Kool & the Gang :

Celebration
Let’s all celebrate and have a good time !

Adélaïde Chambriard